Tous des cons, les ténors ! (sauf Gedda et Vickers et Melchior ! et à la rigueur Kollo et Schreier et Carreras et Domingo et même le "pas mal rôti" dont au sujet duquel on cause beaucoup maintenant, mais qui, comme Gainsbourg, était pas mal du tout de son vivant), c'est bien connu, c'est même proverbial; les belles voix de mâles, c'est ou des haute contre (le pluriel, c'est quoi ?, non, c'est pas des falsettistes) ou des basses (un peu vulgos, mais Giaurov, Ramey, Moll, Bastin, Christoff, c'est pas sale) et surtout des barytons : demande qui sont les héros mâles de Don Giovanni ? 2 barytons et une basse, le ténor dans l'histoire c'est vraiment le dindon de la farce, il se la fera jamais Dona Anna ! Même Wagner les aime pas vraiment, il en fait des incestueux (Tristan, Siegmund, Siegfried) ou/et des idiots (Siegfried, Parsifal, Walter) ou/et des pas baisant (Lohengrin, Parsifal, Tristan) ou plus baisant (Tannhäuser). Mais écoute autre chose que des ténors, au hasard Raimondi, Van Dam, Gobbi, Hotter et consorts et tu verras que les appogiatures, ornements, afféteries et autres mièvreries qui te gonflent ne sont pas une obligation (en attendant d'apprendre à les aimer) ! |
Non ! c'est juste une période, courte dans une histoire quadriséculaire, faut pas faire comme Hergé qui n'aimait pas l'opéra qui pour lui se bornait à l'air de Marguerite dans le Faust de Gounod, tu sais, la Castafiore chantant "je ris de me voir si belle en ce miroir" (il aurait dû écouter le sublime air des rois de Thulé dans la Damnation de Faust de Berlioz, tiens, faudrait que t'essaies, tu verrais si les voix sont chiantes) .
Le bel canto ou belcantismo, c'est grosso modo les années 1810-1840, de Rossini à Donizetti, une manière de chanter qui se caractérise par l'utilisation de la voix de fausset, les vocalises, les variations, les trilles. Cecilia Bartoli ou la basse Samuel Ramey ont fait beaucoup, après Callas et Sutherland, pour le remettre au goût du jour. Et puis, les appogiatures et autres improvisations et ornements qui séduisent les uns (j'en suis) et peuvent paraître aux autres (défaut d'écoute ?) afféteries et mièvreries ne sont pas strictement obligatoires, même dans le bel canto, du moins comme nous l'entendons depuis plusieurs décennies, depuis Callas qui l'a plus ou moins fait redécouvrir.
(et gondole et napoli e tutti frutti) ma que e non vero (ma e bene trovato) si tu me passes cet italien de cucina, OK, Peri et Monteverdi ont inventé l'opéra, da Ponte a écrit les livrets du divin Mozart dans la langue de Dante, non solum "O sole mio" sed etiam "La donna e mobile", mais Rameau, Berlioz, Gounod, Bizet, Massenet [Offenbach] c'est du françouze, Moussorgski, Tchaikowski, Rimsky, Borodine du russkof, Janacek du tchèque, Mozart de l'allemand aussi (pour 3 oeuvrettes diront les mauvaises gens il est vrai, mais une oeuvrette de Mozart vaut un chef d'oeuvre d'un autre), Beethoven, Weber, Wagner, Strauss, Berg de l'allemand, Purcell et Britten de l'anglais. 4) opéra en italien = bel canto ! Non,
c'est une courte période [bis repetita placent] d'une
histoire de plus de 400 ans de Pieri à Dusapin, 20-30
ans en Italie dans la première moitié du 19 ème
siècle !
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Jon Vickers en concert